01/09/2012
Un brin d’herbe contre le goudron
Malthus, au secours ! IV
Si le match Manso / P. Otchick sur le thème « La destruction de la planète est-elle due à la surpopulation ou aux excès du capitalisme ultralibéral, » vous a intéressé, je vous propose le 4ème round sous forme d’une note de lecture (Aurélien Bernier, Le Monde Diplomatique, août 2012, p 24)
Un brin d’herbe contre le goudron[1]
En 1962, la firme américaine Texaco s’installe en. Équateur afin d’exploiter le pétrole amazonien. Pour les peuples indigènes vivant à proximité des réserves, c’est le début d’un long calvaire. Les engagements initiaux de la société sont vite oubliés. Texaco stocke ses déchets pétroliers dans de simples trous, sans aucune protection contre les infiltrations et les débordements, les épand sur les routes ou les brûle à l’air libre. Les premières nuisances (le bruit des générateurs, l’odeur du pétrole…) ne sont que les prémices d’une catastrophe écologique et sociale : les communautés amérindiennes comprennent vite que la mort des poissons, la fuite du gibier, les maladies de peau et certains décès sont dus aux activités de la compagnie. Maria Aguinda s’est battue des années durant contre Texaco, d’abord localement, en temps que riveraine d’un puits, ensuite au tribunal […]. En février 2011, la justice équatorienne rend un verdict historique : elle condamne Chevron-Texaco à 9,5 milliards de dollars en réparation pour pollution industrielle.
No comment.
Pierree Otchick.
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