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15/07/2018

68, année érotique 

Cette fois c'était sur la la 3 que l'on avait un excellent docu. C'était le vendredi 22/05 à 22h35 (https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=f_-606VdjUY...) comme de bien entendu ce n'était pas en prime time ! J'aurais dû t'en parler plus tôt : ça valait le coup ! Télérama (numéro  3565) avait mis une très belle photo, en plus d’un double label.
Les témoignages sont criant de sincérité et de nostalgie : « Troublés d'avoir eu la chance de vivre cette parenthèse enchantée » dit le Télérama. Un exemple : « Je pouvais m’autoriser à faire l'amour sans vraiment être amoureuse. C'est-à-dire que le désir peut se porter sur des des êtres  dont on sait que peut-être on ne les reverra pas le lendemain et, pour autant, cela ne sera pas dramatique ! » Une bonne remise en cause du sacro-saint couple exclusif.
Cet éclair de lucidité n'a pas duré longtemps. Il fait partie des Orgasmes de l'histoire1 : bref, savoureux, mais sans lendemain... ou presque : je crois qu'il en reste un petit quelque chose. Ainsi va l'humanité : un pas en avant, un pas en arrière. Tu veux un exemple ? Il n'y a pas longtemps je cherchais un bouquin sur la Toile et je tombe sur le Coquines de Jacques Bourboulon. Recueil de photos qui trône dans ma bibliothèque.
J'ai constaté qu’il a pris de la valeur. La couverture représente une gamine qui montrent un cul adorable. Eh bien, figure-toi que ce cul était caché par une pastille sur la présentation qu'on en faisait. Il n’ y a pas à dire, c'est la connerie humaine qui donne le plus la notion de l'infini. C'est le moment de le dire , il y a de quoi tomber sur le cul.


Mais je ne vais pas quitter le thème de l'année érotique sans souligner le revers de la médaille. Comme un pendule, l'homme n'est pas capable de quitter un excès sans tomber dans l'excès inverse. Télérama parle de la « candeur désarmante de ce temps qui intime à chacun de multiplier les partenaires sans jamais éprouver d'attachement particulier. » On quitte un dogme et on s'en crée un autre !
Pauvre humanité !
No comment.

 

Pierre Otchick.

1Yves Frémion, Encre 1980,  213 p.,32,25€.

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