30/04/2012
Comment on invente des maladies
Quand créera-t-on un Tribunal International pour les firmes criminelles ? IV
J’ai manqué à tous mes devoirs : je ne vous ai pas incité à regarder l’excellente émission de la 2 vendredi. Les émissions qui ne sont pas programmées en prime time risquent de passer inaperçues et pourtant, ce sont souvent les plus intéressantes. Et c’est particulièrement vrai de Cash Investigation. J’ai surtout été frappé par le cas de l’ostéoporose. Etant donné mon âge, je suis entouré de femmes qui prennent des pilules (fosamax, fosaven…) pour renforcer leurs os. Et c’est criminel, jugez-en. Il est prouvé que ces médicaments diminuent de 51% les risques de fracture des os. Le risque passe de 2% à 1%, c’est génial ! À condition d’oublier le risque de 4,3% de nécrose de la mâchoire. Pour une personne âgée, une fracture du col du fémur c’est sérieux, même si c’est très bien soigné aujourd’hui, mais une nécrose de la mâchoire, c’est bien plus grave. Une états-unienne qui avait intenté un procès au laboratoire Merck a gagné plusieurs millions de dollars… avant de mourir ! Le médicament n’est toujours pas interdit ! Moralité ? L’ostéoporose n’st pas une maladie, c’est un vieillissement naturel qui exige des précautions mais surement pas de se tuer pour engraisser l’industrie pharmaceutique. Cette dernière cherche continuellement à élargir sa « clientèle » en inventant des maladies et en pratiquant un marketing forcené (25.000 € par médecin et par an) pour persuader les médecins de prescrire ces médicamets.
Un autre exemple ? Vous vous souvenez peut-être du scandale du syndrome métabolique en 2006. Un bien grand mot pour dire que l’on a de la bedaine. Le laboratoire Sanofi a investi, entre autres, 15 millions de dollars dans un institut destiné à promouvoir son « acomplia » qui devait faire maigrir. Il y avait effectivement une petite fonte des graisses mais surtout une grosse fonte du moral : 20% de troubles psychiatriques graves et des suicides. Médicament interdit après 18 mois de commercialisation. Comme chez Merck, Sanofi connaissait les risques, mais l’argent n’a pas d’odeur ! Comment le médicament a-t-il pu être commercialisé ? Tout simplement parce que l’Afssaps, qui donne l'autorisation de commercialisation, est vendue à l’industrie pharmaceutique. Vous demandez une étude sur un médicament et on vous donne un rapport du labo. Vous allez sur le site de l’Afssaps et vous trouvez des études faites par les labos !
Tout cela est remarquablement bien détaillé sur le document visible sur le site de France 2. Dépêchez-vous d’y aller, je ne sais pas pendant combien de jours il est visible. Et surtout, indignez-vous et parlez-en autour de vous. Il est temps de ne plus se comporter en moutons. Non seulement on nous tond mais on nous tue aussi !
Il est temps de trouver une solution radicale. L’Afssaps doit être indépendante, c’est sûr, mais il faut surtout retirer la recherche médicale et la fabrication des médicaments des mains du capital. Il faut exproprier l’industrie pharmaceutique et la donner à gérer aux régions ! C’est ce que je préfère. Avez-vous une autre solution ? Moi, j’en ai une autre : ne plus prendre de médicaments et trouver des médecines de remplacement : jeuner par exemple.
Le documentaire se termine par un reportage en Inde sur des femmes courageuses, mais chaque jours suffit sa peine. On en reparle demain ?
À demain si vous le voulez bien…
Pierre Otchick qui en est à son 7ème jour de jeune.
16:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
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