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25/07/2013

Voltaire et la jouissance

Mère Nature a juré de ne pas me laisser tranquille. Elle m'a mis entre les mains le Nouvel Obs du 18 avec cet excellent dossier sur Voltaire. Je dis excellent, ne serait-ce que pour l'admiration nuancé que chacun des auteurs porte à Voltaire. Reconnaitre ses défauts, ses erreurs, n'empêche pas de reconnaitre son génie, sa profonde humanité, sa lutte incessante pour la tolérance. Eh oui, on aurait bien besoin de lui aujourd'hui devant la montée des intégrismes.

 

L’intolérance nait selon li de la prétention des religions révélées à détenir la seule voie possible pour le salut, De ce fait, comme on le voit dans les « Lettres philosophiques », le combat pour la tolérance est inséparable d’une nouvelle conception de l’homme, qui ne renie pas toute religion, mais qui met au premier plan la libre recherche du bonheur ici-bas.

C'est Philippe Raynaud qui parle (p 72). Il met le doigt sur quelque chose qui me paraît important. Le bon vivant est plus tolérant que l'ascète, mais les religions du livre n'aiment pas les bons vivants : il faut souffrir sur Terre pour gagner son paradis. Et à force de refouler tout désir, on perd la joie de vivre et on devient intégriste. Simpliste mon raisonnement ? Pas tant que ça : regardez bien autour de vous. Croyez-vous que les islamistes qui lapident la femme adultère – et celles qui ont été violées comme Aïsha (p 65) – agiraient ainsi s'ils n'étaient pas tiraillés par leur désir et leur culpabilité ?

Pierre Otchick. 

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