12/01/2014
Les journalistes, le progrès et l'inquiétude
Le XXIème siècle, nouveau siècle des lumières. X1
Dame Nature m'a à la bonne, elle me fournit de la matière sur un plateau d'argent ! Cette fois-ci, c'est le Nouvel Obs de la semaine dernière, avec l'éditorial de Laurent Joffrin. D'habitude je cite les passages qui me plaisent, aujourd'hui – il ne faut pas être esclave de ses habitudes – je vais critiquer “l'Obs”. Tu sais que je ne l'achète pas (j'attends qu'on me le donne). Je le trouve trop orienté politique politicarde, trop tourné vers les hommes et pas assez vers les idées. Quand je dis pas assez, c'est qu'il y a quand même des idées, par exemple celles de Jean-Claude Guillebaud. Et justement L. Joffrin le critique. Je cite.
« Nous ne le suivons pas toujours, parce que nous croyons que, souvent, une meilleure technique apporte un remède aux excès de le technique et que personne […] ne peut négliger l'amélioration de la vie matérielle procurée par la croissance. »
C'est vrai, mais ça l'est de moins en moins ! Il le reconnait.
«Avec Guillebaud2, nous nous rallions à une idée inquiète du progrès. Elle dominera le siècle. Sans en méconnaître les vices, "l'Obs" croit à l'économie de marché. [...] Social démocrate, le journal plaide sans relâche pour le marché et contre ses excès. Cela ne suffit plus.[...] Aujourd'hui, Daniel Cohen ou les penseurs de la coopération et du don mettent eux aussi en question l'essence même de notre économie. [...] La naissance, autour de nous, d'une "économie collaborative", qui repose sur l’entraide sans négliger l'entreprise, qui table sur une certaine frugalité [...], montre que cette réflexion n'est pas isolée ni coupée du réel.
No comment.
Pierre Otchick.
2 Son livre : Je n'ai plus peur, L'Iconoclaste, 240 p., 14 euros.
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