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19/09/2014

Élection, ambition et malversation

Jeudi dernier je parlais de la bêtise du système électoral. J'en ai encore une preuve aujourd'hui. C'est Mediapart qui me l'apporte. Ce journal numérique continue son rôle de dépoussiérage, mais là, les poussières sont grosses. Il s'agit de Cambadélis.

Certains élus ont des phobies, lui a un complexe. Il souffre gravement de n'avoir pas fait la fac alors que tous ses pairs sont bardé de diplômes. Alors il va voir un copain universitaire qui raconte un bobard au secrétariat et il lui fait soutenir une thèse bidon. Mais ce n'est pas tout. La plupart des élus publient des bouquins. Pourquoi pas lui ? Facile, il suffit de pomper. Je ne te raconte pas tout, mais va sur Mediapart, tu vas te marrer ; ça vaut une bonne BD. Entre autres, j'ai bien aimé les deux condamnations pour détournements. Avec sursis ! Je croyais que le sursis tombait à la deuxième condamnation. Tu vois comme on peut se tromper !

Pourquoi je te raconte ça. Pour prouver que la plupart de nos édiles sont pourris ? Tu le sais déjà ! Non, c'est parce que c'est la preuve qu'être élu est un métier, une carrière, au lieu d'être un dévouement. À partir de là, tout est bon pour réussir. C'est la preuve que notre système ne peut pas marcher. Les terriens sont ce qu'ils sont et le système électoral est un magnifique amplificateur de leurs vices.

Pierre Otchick.

18/09/2014

Le monde de demain : Tina ou solidarité ?

Mardi, je me demandais quand les terriens allaient se décider à changer de modèle économique. Télérama vient de donner la réponse par la bouche de Jérémie Rifkin. C'est parti, c'est aujourd'hui la veille ! Il est plutôt optimiste. À l’affirmation « Tina ! » (there is no alternative), il répond « Si, les communaux collaboratifs ! ». Et il s'explique[1].

Nous vivons une nouvelle révolution industrielle. Révolution de la communication, des transports et de l'énergie. C'est dans ce dernier domaine qu'il est optimiste. Il pense que le coût marginal - il explique ce que c'est - des énergies vertes va chuter et participer à un profond changement de société. Ce changement est déjà à l’œuvre : « Les jeunes semblent de moins en moins obsédés par l'idée de posséder, d'être propriétaires. » Quand la majorité des parents se repasseront des jouets au lieu de les acheter, la boucle sera bouclée : les enfants seront conditionnés à distinguer usage de possession. Ce sera la mort du capitalisme.

Pierre Otchick

[1] Télérama 3375 (celui de la semaine prochaine) p. 23 et un peu plus longuement sur telerama.fr.

16/09/2014

Le sénateur, l’éducateur et le viticulteur

Le terrien est un curieux animal. Quand un mammifère a bien mangé, il fait la sieste et ne demande rien d'autre. Sauf l'homme ! Il lui faut de l'argent. Et plus il en a, plus il en veut. Le pain ne fait pas grossir. Je saute du coq à l'âne ? Pas du tout. Le pain crée une sensation de satiété et on mange moins d'autre chose. C.Q.F.D. L'argent ne procure pas de satiété. Au contraire, il crée vite une addiction. Oui, c'est une véritable drogue. Et notre société est basée sur cette drogue.

En veux-tu un exemple ? Je t'en donne trois. Mediapart, qui continue à fouiner de façon salutaire, vient de mettre au jour un nouveau scandale au Sénat. Ce dernier dote les partis de crédits à utiliser en toute liberté, mais uniquement pour le parti, quand même. L'U.M.P. a donc pensé que la meilleure destination était la poche des sénateurs. Sitôt dit, sitôt fait, On verse l'argent à une société bidon (on appelle ça une société écran) l'Union républicaine du sénat qui s'empresse  de le reverser aux sénateurs.

« En plus de son salaire de sénateur (indemnité de base de 7 100 euros brut), de son enveloppe de 7.500 euros mensuels pour le recrutement d'assistants (le « crédit collaborateurs ») et de son « indemnité pour frais de mandat » officielle (6 000 euros net par mois versés par le Sénat pour couvrir les dépenses liées à l'exercice du mandat) […] Jean-Claude Gaudin (Provence-Alpes-Côte-d'Azur), l'actuel patron du groupe UMP du Sénat et maire de Marseille, a ainsi encaissé 24 000 euros en six chèques. »

Le Sénat, une exception ? Que non ! L’A.S.E. (Aide Sociale à l’Enfance), même combat ! Écoute. « 60.000 euros de dépenses personnelles de gérants d’un foyer pris en charge par l’institution en Seine Maritime, des centaines de milliers d’euros détournés pour payer taxes d’habitation et foncières des cadres dirigeants d’un foyer dunkerquois… »

  Troisième exemple, tu l’as peut-être vu. C’est le docu de France 3 d’hier soir ‘‘Vino Business’’. Depuis des siècles, en France, le vin était un art, aujourd’hui il est un business. Arte montre par exemple comment le copinage permet de gagner encore plus de millions.

Le gain peut être une bonne motivation pour innover, mais quand c’est la seule motivation, c’est la cata. Quand donc les terriens reviendront-ils à une culture qui fasse passer la jouissance et la joie de vivre avant tout ?

Pierre Otchick.