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02/10/2014

Cent sous, Astérix et Serge Dassault

Toute la Gaule est occupée. Sa presse est aux mains des plus grosses fortunes de France (les sept plus grosses possèdent six journaux). Toute ? Non ! Un village peuplé d'irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. C'est Le Monde diplomatique ! 

Je viens de recevoir le numéro d'octobre. Serge Halimi y fait une excellente analyse de l'état de la presse et de la réponse de son journal[1].

Si Le Monde diplomatique a beaucoup changé depuis 60 ans, (…) ce refus de hurler  avec les loups demeure son invariant. Dans une période où des populations entières versent dans l'obscurantisme, la peur et la paranoïa, nous continuons à penser que la raison, les sciences, l'éducation, le savoir, l'histoire, peuvent légitimement supplanter la seule émotion, les croyances, les préjugés, les superstitions, le fatalisme, la loi du talion. Et fonder un projet de libération humaine.

Je suis sûr que l'histoire lui donnera raison. Mais dans combien de temps ? Quand on sait que Dassault dépense chaque année, en moyenne, 15 millions d'euros pour soutenir Le Figaro, afin de répandre la bonne parole (n'est-ce pas Claude Obadia? Voir Jaurès, la foi et Le Figaro I, II & III), le petit village gaulois a du pain sur la planche. Tu ne crois pas qu'il faudrait l'aider ? C’est possible : ça coûte cent sous.  Exactement 108 (5,40 €) chaque numéro, soit moins de deux sous par jour. Alors, l'enjeu vaut la chandelle, n'est-ce pas ?

Pierre Otchick.

[1] Notre pari, l'émancipation, p. 1 & 20.

27/09/2014

Le civet, la C.I.A. et la constituante

Hier soir, je pensais échapper à la sinistrose ambiante. J'avais acheté deux lapins et invité une dizaine d'amis à goûter à mon civet. Je l'avais préparé avec 'hamour' (les plus anciens se souviennent sûrement de la pub de lancement de la purée mousseline). J'avais 'mouillé' mon roux avec une bouteille de Merlot. Enfin pas tout à fait une bouteille : faire la cuisine, ça donne soif ! Tu te doutes qu'après un mois de jeûne, j'ai du retard à rattraper ! Bref, le civet était cuit à point quand mon premier invité est arrivé. On a pris l'apéro en attendant le gros des troupes. Un Comté Tolosan à 2 € la bouteille, juste pour nous mettre en appétit ! C'est là que mon ami est devenu sérieux.

« C'est incroyable tout ce qui arrive aujourd'hui ! Regarde cet État Islamique. Sa puissance, son organisation... D'où sort-il ? Tu ne crois pas qu'on n'aurait pas pu le prévoir ! Que fait donc la C.I.A. ? »

La conversation continue. On en arrive à nos hommes politiques. « À voir leur incompétence, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux un tirage au sort ! » S'il n'était pas retraité, j'aurais pu lui dire « la vérité sort de la bouche des enfants. »

Ce matin j'en étais là de mes réflexions quand Mère Nature m'a mit sous les yeux la pétition pour la Vième république.

« Je demande l’élection d’une assemblée constituante qui fonde avec les citoyens la 6e République. Une République débarrassée de la monarchie présidentielle et fondant les nouveaux droits personnels, écologiques et sociaux dont notre pays a besoin. »

J'ai donc signé des deux mains, mais j'ai failli ajouter «  À condition qu'elle ne comporte que 49% d'élus, le reste tiré au sort ! »

Pierre Otchick.

25/09/2014

Le flic, son arme et la société

Un flic se suicide avec son arme, c'est un fait divers ! J'ai déjà donné. De plus, quand je vois ce que me raconte une amie africaine sur leur comportement, j'ai du mal à compatir. Je sais, j'ai tort, mais c'est humain. Quatre flics se suicident avec leur arme la semaine dernière, ça pousse à la réflexion. On ne confie pas un chronomètre à un enfant. Je sais, je l'ai déjà dit. Mais ça vaut le coup de le répéter. On ne confie pas une arme à n'importe qui. Mais quand on voit le recrutement des flics, je suis désolé, mais c'est n'importe quoi. C'est un métier difficile, sinon impossible. Il faudrait complètement repenser leur formation, changer leur mentalité. Je rêve ? Oui, mais le malaise est là. Tu vois une solution ? C'est toute la société qu'il faut changer. Du coup, ça m'a fait penser à un bouquin que j'ai lu il y a un bail. « Société aliénée et société saine » d'Erich Fromm, et ça m'a donné envie de jeter un coup d’œil à son œuvre. Il jetait déjà les bases d'une réflexion sur l'homme et son avenir. Je te donne quelques titres pour te donner envie.

Avoir ou être ?

Le cœur de l’homme, Sa propension au bien et au mal

L'art de vivre

et un commentaire sur ce dernier.

Une psychanalyse adaptée au social, un socialisme humanitaire, une grande confiance dans l'homme qui peut construire une société différente, fondée sur le respect de la vie et sur l'amour, telles sont les idées maîtresses de cet humaniste, C'est le propos de son Art d'aimer: un art, l'art même qui fait l'homme libre.

À lire et à méditer.

Pierre Otchick.

 

           

Un flic se suicide avec son arme, c'est un fait divers ! J'ai déjà donné. De plus, quand je vois ce que me raconte une amie africaine sur leur comportement, j'ai du mal à compatir. Je sais, j'ai tort, mais c'est humain. Quatre flics se suicident avec leur arme la semaine dernière, ça pousse à la réflexion. On ne confie pas un chronomètre à un enfant. Je sais, je l'ai déjà dit. Mais ça vaut le coup de le répéter. On ne confie pas une arme à n'importe qui. Mais quand on voit le recrutement des flics, je suis désolé, mais c'est n'importe quoi. C'est un métier difficile, sinon impossible. Il faudrait complètement repenser leur formation, changer leur mentalité. Je rêve ? Oui, mais le malaise est là. Tu vois une solution ? C'est toute la société qu'il faut changer. Du coup, ça m'a fait penser à un bouquin que j'ai lu il y a un bail. « Société aliénée et société saine » d'Erich Fromm, et ça m'a donné envie de jeter un coup d’œil à son œuvre. Il jetait déjà les bases d'une réflexion sur l'homme et son avenir. Je te donne quelques titres pour te donner envie.

Avoir ou être ?

Le cœur de l’homme, Sa propension au bien et au mal

L'art de vivre

et un commentaire sur ce dernier.

Une psychanalyse adaptée au social, un socialisme humanitaire, une grande confiance dans l'homme qui peut construire une société différente, fondée sur le respect de la vie et sur l'amour, telles sont les idées maîtresses de cet humaniste, C'est le propos de son Art d'aimer: un art, l'art même qui fait l'homme libre.