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02/03/2012

Europe, ta démocratie fout le camp !

Je ne suis pas le seul à le penser. Le Yéti le dit très bien :

Les élections ne sont plus que faux semblants mis en coupe réglée par les instituts de sondage et les milieux d’argent pour maintenir une illusion enfuie. Ne sont en réalité tolérés que les prétendants ayant prêté allégeance, les autres étant impitoyablement refoulés à la marge.

Faut-il rappeler le sort qui fut fait aux résultats des référendums français et irlandais sur le projet de constitution européenne ? (…). Ou encore, hier encore, sur ce Pacte de stabilité européen (MES), véritable acte de capitulation face aux diktats des financiers et de la Troïka (BCE, Commission européenne, FMI). (…)

Regardez encore comment “ils” exécutèrent la promesse de référendum d’un Papandréou à la dérive.(…)

Aujourd’hui, un projet politique de rupture avec le totalitarisme financier n’a aucune chance de s’imposer, encore moins de se réaliser, par la seule volonté des urnes. “Ils” ne le permettraient pas et ne laisseraient pas menacer leur château. L’exemple grec ne suffit-il pas à s’en persuader ? (…)

L’Europe — mais pas qu’elle — se dirige désormais tout droit vers une situation historique explosive, dramatique, où rien ne se résoudra sans l’intermédiaire, à un moment ou à un autre, de la rue. (…)

« Ce qui se passe actuellement en Grèce, c’est la destruction de la démocratie par l’Europe. Et comme le processus de destruction se fait par le haut, par un complot des élites, je pense qu’on peut commencer à spéculer sur le concept d’eurofascisme » (Emmanuel Todd, 14 février 2012).

No comment.

01/03/2012

Ecologie et/ou capitalisme ?

http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanelavignotteorg/1512...

Clémentine Autin :

Dès 1978, André Gorz met en garde : il faut choisir entre « leur écologie et la nôtre ». « Leur écologie », c’est celle d’un capitalisme qui intégrera les coûts écologiques sans rien changer par ailleurs : « dans le cadre de l’actuelle société et de l’actuel modèle de consommation, fondés sur l’inégalité, le privilège et la recherche du profit, la non-croissance ou la croissance négative peuvent seulement signifier stagnation, chômage, accroissement de l’écart qui sépare les riches et pauvres »  et gestion autoritaire des matières première et des pollutions. André Gorz, décidément visionnaire, ajoute : « on détournera la colère populaire, par des mythes compensateurs, contre des boucs-émissaires commodes (les minorités ethniques ou raciales, par exemple, le « chevelus », les jeunes…) »

(…) Pour André Gorz, l’écologie ne peut être qu’une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature.

Il n’y a pas un mos à ajouter à cette phrase lapidaire mais tellement vraie : no comment !

Pierre Otchick