08/03/2012
Exploiteurs, votre règne est fini !
Ou presque. Le jour où chaque exaction d’un patron voyou sera connue du monde entier, déclenchera des pétitions avec des millions de signatures, des pressions auprès des gouvernements, le financement d’avocats internationaux… il y regardera à deux fois avant de violer les lois, et les lois ne seront plus à leur service. C’est ce qui est entrain de se produire. Exemple :
Au Honduras, le melon représente 11% des exportations agricoles. Il est cultivé surtout par des femmes qui constituent 60% de la main d’œuvre. Contrats précaires à répétition, journées à rallonge, salaires en dessous du minimum national, discrimination, accès aux services de santé quasi inexistant : les violations de leurs droits sont nombreuses. C’est notamment le cas chez Suragroh, filiale du géant mondial Fyffes.
A l’occasion de la Journée internationale des femmes, notre partenaire local COSIBAH en appelle à la solidarité pour que les droits fondamentaux des femmes au travail soient respectés. Ecrivez à Fyffes et au gouvernement pour soutenir les femmes du Honduras !
Agissez en signant cet Appel et en le diffusant à vos contacts !
http://www.lejustefruit.org/impliquez-vous/appels/appel-u...
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07/03/2012
Va-t-on sédentariser les gens du voyage ?
C’est la question qui a été posée crument ce matin dans L’Écho des lois sur LCP. De gré ou de force ? C’est la question qui se pose, parmi bien d’autres… On y voit, par exemple, un maire ébahi de voir que les gens du voyage ont abattu un arbre et scié une barrière pour accéder au terrain de sport. « Et je ne peux pas faire intervenir la Gendarmerie : il n’y a pas d’aire aménagée pour eux ! » C’est l’aveu ! La loi n’est pas respectée dans la plupart des communes de plus de 5000 habitants. D’ailleurs pourquoi ne pas aménager des aires dans des communes plus petites : il y a en général plus de place. Il suffirait de mieux subventionner. Justement, la subvention vient d’être supprimée ! Raison de plus pour les maires pour ne pas respecter la loi ! Au fait quelles sanctions encourent-ils ?
En cas contraire la sanction est immédiate : pétitions, perte d’électeurs… Depuis des siècles, la mentalité n’a pas changé. On ne veut pas des voleurs de poules. Les études sérieuses ont beau prouver qu’à niveau de vie égal, la délinquance est plus faible chez les gens du voyage, rien n’y fait. Et pour cause ! Comment fait-on pour essayer d’être réélu ? On cherche un bouc-émissaire. Le chômeur, par exemple, ça a bien réussi à Reagan. Sarko essaye d’en faire autant avec son référendum. Dresser les gens les uns contre les autres, c’est plus facile que de faire évoluer les mentalités. Alors on fait feu de tout bois : les musulmans, les immigrés et si ça ne suffit pas, on cherche des français pas comme les autres, les gens du voyage ! Et les médias de surenchérir. Avec la force de frappe qu’elles sont capables de développer pour nous faire consommer, elles banalisent le rejet, la haine, il ne faut pas avoir peur de le dire !
Pierre Otchick qui n'a pas fait allusion à sa planète d'origine alors que ça le démengeait !
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06/03/2012
Êtes-vous fiers d’être français ?
La circulaire Guéant du 31 mai 2011 et le zèle des préfets à l’appliquer sans discernement sèment la peur sur les campus universitaires. Le décret du 6 septembre 2011 augmente de 35% les ressources mensuelles minimales pour obtenir un titre de séjour (de 460 à 620 euros : voir ici). Les titres de séjour qui arrivent à terme en milieu d’année ne sont pas renouvelés, contraignant les étudiants à interrompre leur cursus, à retourner dans leurs pays ou à entrer dans la clandestinité. Les services préfectoraux mettent en place une véritable course d’obstacle au renouvellement des titres de séjour. Ils ne renseignent même plus les étudiants étrangers sur leurs droits et multiplient les obligations de quitter le territoire français (OQTF). De toutes nationalités, venus du monde entier, des étudiants se terrent dans les cités universitaires, s’y font parfois arrêter, ou sont cachés par des amis, parfois par des membres d’associations humanitaires et de défense des droits de l’homme. D’autres, de plus en plus nombreux, envisagent de quitter la France et disent, entre dégoût et amertume, rechercher un autre pays où ils pourront terminer leurs études dans des conditions d’accueil plus respectueuses des droits. Il ne s’agit plus seulement, comme le disent certains, d’un gâchis humain ou d’une absurdité économique, mais bien d’un désastre humanitaire, invisible, sournois, dont on voudrait taire le nom, et dont l’Etat est directement responsable. Ce désastre se passe ici, en France, un pays qui fut jadis celui des Droits de l’Homme, et qui est devenu au fil des années celui de leur négation.
No comment.
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