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06/04/2012

Des socialistes découvrent la Vérité !

On est en pleine semaine sainte et c’est déjà la Pentecôte ! Jugez par vous-même, le Saint-Esprit est descendu sur des socio-démocrates européens. Ils ont trouvé la Vérité !

Pendant deux ans, les élus européens ont été tenus à l’écart de toutes les décisions concernant la Grèce, décisions prises par la Troïka (FMI, BCE, Commission européen aux affaires économiques) et de ses experts, valets au service de la finance internationale. Pour satisfaire cette dernière et arrêter la spéculation, un seul remède, l’austérité c’est-à-dire la saignée qui tue le malade : récession de 6,9 % en 2011, taux de chômage à plus de 21 %.

Et Mediapart raconte comment le groupe socialiste a fini par se  fâcher (enfin) et a convoqué les représentants de la Troïka.

«Plus la Grèce met en œuvre le remède, et plus elle tombe en récession. Est-ce que la Troïka va finir par reconnaître qu'elle fait fausse route ?» s'est emportée la socialiste portugaise Elisa Ferreira.

«Je constate que vous n'avez pas fait référence au concept de justice sociale, pendant vos interventions», a conclu la socialiste française P. Berès, (…) «J'ai un regret, j'aurais dû vous apporter un exemplaire du livre de l'économiste R.Wilkinson, qui montre que l'efficacité économique repose aussi sur la justice sociale...»

Dans son rapport sur la crise, bouclé en juin 2011, la socialiste française proposait d'intégrer, au sein de la Troïka, un représentant de l'Organisation internationale du travail (OIT), (…)

À suivre.

Pierre Otchick votre E.T. qui trouve qu'il a eu raison de ne pas désesp&rer des terriens.

05/04/2012

Un monde de partage et non un partage du monde

Cette phrase, écrite sur une pancarte à la bastille, résume tout. Si la société était basée sur la solidarité et non sur le profit, ce serait une véritable révolution. Après la révolution industrielle  et la révolution informatique, c’est celle-là que nous voulons : la révolution citoyenne. Une assemblée constituante pour une VIème République qui enlève le pouvoir au Président de la République pour le donner aux régions, aux communautés de communes… Des structures qui, en redonnant le pouvoir au peuple, recréent un intérêt pour la chose publique et fait émerger une nouvelle culture, celle de la solidarité.

Pour cela, il faut profiter de la dernière quinzaine de cette campagne pour s’informer, informer voisins, collègues… réfléchir, discuter…. Une bonne base de départ : le programme « L’humain d’abord ! » du Front de Gauche. Ce soir Jean-Luc Mélenchon sera à Toulouse. Le meeting sera retransmis en direct sur http://www.placeaupeuple2012.fr/toulouse/ à partir de 19h. Jean-Luc devrait parler aux environs de 20h15. C’est à regarder en famille, un moment de détente, humour et espoir… Si vous le ratez, prenez, sur le même site, n’importe lequel de ses discours. Vous y trouverez toujours matière à réflexion.

Pierre Otchick, votre E.T. préféré qui reprend espoir pour les français.

 

04/04/2012

Mélenchon nous, pardon, Mélenchon et le « nous »

Cette campagne est un régal pour les politologues : l’art et la manière de prendre le pouvoir ! La posture, la forme du discours (son contenu est secondaire), le vocabulaire… Par exemple la fréquence du « je ». Dans ce domaine, je mettrais Hollande et Sarkozy à égalité. Je ferai ci, je ferai ça. Vous remarquez que je n’ai pas mis au conditionnel : le ton est celui du futur ! Cette fréquence du « je » ne m’étonne pas de Sarkozy, mais F. Hollande est théoriquement mandaté par un parti qui a un programme. En fait, rien n’oblige le candidat à le suivre !

À l’opposé, ce qui m’a frappé dans les discours de J-L Mélenchon, en particulier dans celui d’hier à Vierzon, c’est justement la fréquence du « nous ». Oh, le « je » n’est pas absent - quand on est trop modeste, on ne se présente pas au poste suprême, n’est-ce pas Eva Joly ? – mais c’est le « nous » qui l’emporte. Et chez Jean-Luc, ce n’est pas une figure de rhétorique. La référence au Front de Gauche est permanente. Il  insiste, sans prononcer le mot, sur le fait qu’il est mandaté par ce Front, que ce Front est la partie émergée d’un iceberg constitué de tous les indignés, des mécontents qui veulent changer de politique, qui veulent changer la politique. « Ils peuvent en finir avec moi, ils n’en finiront pas avec vous !... Cette élection, c’est une étape… ». Et d’insister sur la nécessité de prendre notre sort entre nos mains, dans nos quartiers, nos usines… À la Bastille il avait cité Jaurès : « La révolution a rendu le peuple roi dans la cité [ce n’est malheureusement pas tout à fait vrai]  mais il reste serf dans l’entreprise ! »

Comment faire pour devenir roi dans l’entreprise ? C’est tout le problème !

Pierre Otchick.